La mort de Neïssa Tima, 19 ans, continue de susciter une vive émotion. Étudiante en gestion des affaires financières à l’Université Quisqueya, la jeune femme a été retrouvée sans vie le lundi 26 janvier 2026, dans un véhicule stationné devant l’hôpital Plurimed, à Pétion-Ville. À ce stade, les circonstances exactes de son décès demeurent non élucidées.
Selon les informations rendues publiques par les médias et les déclarations de la famille, Neïssa Tima revenait de l’Université Quisqueya en compagnie de Wesner Dorlus, également étudiant. Ce dernier a été admis à l’hôpital dans un coma profond après les faits.
La famille de la victime affirme que le corps de la jeune femme présentait des traces de violences physiques. Elle évoque également la possibilité d’un viol, une thèse qui, selon elle, mérite d’être examinée avec la plus grande attention par les autorités compétentes. À ce jour, aucune conclusion officielle issue d’une enquête judiciaire ou médico-légale n’a encore été communiquée.
Dans ce contexte, le Mouvman Fanm Vizyonè Dayiti (MOFAVIDA) a lancé un appel pressant afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Pour l’organisation féministe, la mort de Neïssa Tima ne doit ni être minimisée ni passée sous silence.
« La mort de Neïssa Tima ne doit ni être banalisée ni étouffée. La vérité est un droit et la justice une obligation », a déclaré Lucinda Cassagnol Laguerre, coordinatrice générale de MOFAVIDA.
Au-delà des faits encore à éclaircir, c’est une famille brisée qui réclame aujourd’hui justice. La mère de la victime, s’exprimant sur les ondes de Radio Caraïbes, a confié que sa vie est désormais « dénuée de sens », tout en appelant les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités.
Alors que l’émotion reste vive, plusieurs voix s’élèvent pour exiger une enquête rigoureuse, impartiale et transparente, afin d’établir la vérité et de situer les responsabilités, dans le respect de la présomption d’innocence. Pour les proches de Neïssa Tima et pour les organisations de défense des droits des femmes, seule la justice pourra répondre à la douleur et empêcher que ce drame ne sombre dans l’oubli.
Christnoude BEAUPLAN