Alors que les discussions de coulisses s’intensifient pour désigner le chef du gouvernement de transition, un nom émerge avec une force singulière : Michelet Nestor. Dans une arène politique haïtienne souvent verrouillée par des figures traditionnelles, ce fils de Solino, au parcours international impressionnant, semble cocher toutes les cases d’une « solution à l’haïtienne » pragmatique et sécuritaire.
De Solino à l’expertise internationale : Un parcours de résilience
Ce qui distingue Michelet Nestor, c’est d’abord son ancrage populaire. Né à Port-au-Prince, premier de sa famille à achever ses études universitaires, il incarne cette méritocratie haïtienne rare. Son passage par le Lycée Pétion et Canado-Haïtien, suivi de son intégration dans la Police Nationale d’Haïti (PNH) entre 1995 et 1999, lui confère une légitimité de terrain que peu de candidats peuvent revendiquer.
Son séjour aux États-Unis n’a pas été une rupture, mais une expansion. Diplômé en droit international et droit des affaires, il a bâti à partir de rien la compagnie Seco Group.
Aujourd’hui, cette entreprise emploie plus de 3 500 personnes à l’échelle internationale et environ 500 en Haïti, prouvant sa capacité de gestionnaire de haut niveau.
L’homme de la situation sécuritaire ?
L’analyse du document de l’OEA (F-016/26) est claire : la priorité absolue est la neutralisation des gangs. Sur ce point, Nestor dispose d’un avantage comparatif majeur. Expert certifié en sécurité, ancien policier et chef d’entreprise dans ce secteur, il possède le langage et les codes nécessaires pour dialoguer tant avec la PNH qu’avec les forces internationales.
« Je peux parler avec tout le monde au niveau de la police et de l’armée pour établir la sécurité dans le pays», affirme-t-il avec l’assurance de celui qui connaît le système de l’intérieur.
Une neutralité politique stratégique
Dans un climat de méfiance généralisée envers la classe politique, Michelet Nestor joue la carte du « rassembleur neutre ». Ancien candidat à la présidence, il se présente aujourd’hui comme un homme sans « parti pris », capable d’organiser des élections inclusives sans favoriser un camp.
Sa vision pour la Primature repose sur quatre piliers urgents identifiés par sa Fondation Nestor :
- Sécurité (expertise technique et opérationnelle).
- Économie (création d’emplois et investissements).
- Humanitaire (santé et agriculture).
- Diplomatie (capacité à défendre Haïti à l’international).
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