Les assises tenues entre le 1er et le 3 février 2026 ne sont pas seulement une réunion de plus dans le calendrier politique haïtien ; Haïti tente une manœuvre de stabilisation inédite pour pallier l’expiration du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) le 7 février.
Un pilier décisionnel face à l’émiettement politique
L’originalité de cette structure réside dans sa représentativité chirurgicale. Ces neuf commissaires ne sont pas des électrons libres ; ils sont les mandataires de plus de 2 000 organisations socio-politiques visant à transformer un paysage politique fragmenté en un moteur de décision cohérent.
Leur mission est hautement stratégique :
Sélectionner les leaders de demain : Ils ont la charge de désigner les candidats aux postes clés, notamment pour la présidence intérimaire et la primature, afin d’éviter tout vide institutionnel après le 7 février.
Garantir l’inclusivité : En représentant un large spectre (société civile, partis politiques, associations civiques), ils confèrent à la future gouvernance une légitimité que l’OEA appelait de ses vœux, sans toutefois savoir comment l’orchestrer.
La « Solution à l’haïtienne » contre le formalisme international
Là où l’OEA propose une vision souvent désincarnée depuis Washington, les Neuf travaillent sur la réalité du terrain : la nécessité d’un consensus transparent pour restaurer la stabilité institutionnelle avant de songer aux élections générales.