La Fondasyon Je Klere (FJKL) tire la sonnette d’alarme sur ce qu’elle qualifie de grave atteinte à la souveraineté nationale. Dans un rapport publié ce jeudi, l’organisation de défense des droits humains affirme que l’État haïtien, sur instruction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a signé trois contrats avec des firmes étrangères dans des conditions jugées préoccupantes. Selon la FJKL, ces accords comporteraient des clauses particulièrement désavantageuses pour le pays.
D’après l’organisation, ces contrats s’apparentent à des accords « léonins », c’est-à-dire largement favorables aux partenaires étrangers au détriment d’Haïti.
La FJKL établit même un parallèle avec certains épisodes controversés de l’histoire nationale, notamment la question de la « double dette » imposée à Haïti au XIXᵉ siècle et certains contrats conclus durant l’occupation américaine d’Haïti (1915-1934).
La fondation soutient également que ces accords délèguent à des entreprises étrangères des compétences considérées comme régaliennes de l’État, ce qui, selon elle, pourrait compromettre l’indépendance décisionnelle du pays.
Elle affirme que les intérêts nationaux ne semblent pas avoir été suffisamment pris en compte dans les négociations ayant conduit à la signature de ces contrats.
Face à cette situation, la FJKL appelle les institutions de contrôle de l’État à ouvrir une enquête afin de faire toute la lumière sur les motivations des responsables ayant signé ces accords.
L’organisation estime par ailleurs qu’après la tenue des prochaines élections, une commission parlementaire devrait être mise en place afin d’examiner en profondeur ce dossier qu’elle qualifie de scandale majeur pour la gouvernance nationale.
LM