Réunis autour de la plateforme « Ayiti pou lapè », des acteurs politiques, économiques et de la société civile ont plaidé pour une nouvelle approche de la stabilité nationale, fondée sur une meilleure prise en compte des grandes attentes de la population. Selon eux, toute stratégie durable doit s’attaquer simultanément aux trois demandes structurantes du pays politique, sociale et économique en les articulant autour d’une relance économique inclusive et crédible.
Sur le plan politique, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une participation politique directe accrue. Ils estiment que l’exclusion persistante des citoyens des espaces de décision alimente la méfiance, l’instabilité et les crises à répétition. Pour Ayiti pou lapè, renforcer les mécanismes de consultation populaire, encourager la décentralisation et garantir des processus électoraux transparents constituent des préalables incontournables à toute stabilité réelle.
La demande sociale, quant à elle, se cristallise autour d’un partage plus équitable des richesses. Les participants ont dénoncé les profondes inégalités économiques et l’extrême concentration des ressources, sources de frustrations et de tensions sociales. Ils appellent à des politiques publiques axées sur la justice sociale, l’accès aux services de base et la protection des couches les plus vulnérables, afin de restaurer la cohésion nationale.
Enfin, sur le volet économique, la quête de prévisibilité apparaît comme un impératif majeur. Les acteurs réunis soulignent que l’absence de règles claires, la volatilité des politiques publiques et l’insécurité freinent l’investissement et la création d’emplois. En réponse à ces trois demandes participation, partage et prévisibilité, les « 3 P » Ayiti pou lapè propose une relance économique comme porte d’entrée, estimant qu’une économie mieux structurée et plus inclusive peut servir de socle à la stabilité politique et sociale du pays.
LM